Un pot d’échappement qui tombe et toute une histoire…

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Ça m’arrive rarement de m’ennuyer mais dimanche dernier je tournais en rond désespérément toute la journée. J’ai voulu écrire mais je n’avais pas trop d’inspiration. C’est pourquoi j’ai proposé à ma copine de sortir danser le soir. Je savais que cette journée était bizarre mais on ne s’attendait pas à ce qui allait nous arriver !

Comme d’habitude elle est venue me chercher vers 22h30. Dix minutes après, au niveau de la Gare Matabiau, le pot d’échappement tombe et nous le traînions avec nous, ça faisait un bruit énorme. Nous nous sommes de suite arrêtées pour verifier le problème. Effectivement, le pot d’échappement était par terre… Mais il tenait encore par un morceau de caoutchouc !
Une fois arrêtées, nous remarquons que nous ne sommes pas les seules à être intéressées par ce fait, puisqu’autour de nous sont apparus 3 arméniens ou albanais, bref des gens de l’Est… Ils nous parlaient à moitié en français à moitié dans une langue que nous ne connaissions pas mais on a compris qu’ils voulaient nous aider. On n’était pas vraiment persuadées que c’était une bonne idée mais ils étaient têtus et avaient l’air décidés à nous dépanner ! Qu’on le veuille ou non, l’un d’eux s’est jeté sous la voiture, a attrapé le pot d’échappement qui lui brûlait les doigts et l’a raccroché.
On l’a remercié et on a voulu partir mais Monsieur le sauveur nous a demandé 35 €. On a refusé. 20 €. On a refusé. En voyant ses mains très sales et brûlées je lui ai offert un mouchoir. Au début il a cru que c’était de l’argent mais quand il a compris mon geste il a pris le mouchoir avec mécontentement… On a profité du moment et on est reparties.
Et boum ! 10 mètres après le pot d’échappement retombe… Nous nous sommes arrêtées un peu plus loin à côté d’un arrêt du bus.
Là il n’y avait pas des arméniens-mécano, mais il y avait … une prostituée. (C’est vrai que ça me choquait toujours qu’ici à Toulouse il y ait beaucoup de prostituées). Au depart nous sommes restées dans la voiture et avons commencé a appeler tous les hommes qu’on connaissait pour nous venir en aide… et comme par hasard personne ne pouvait nous aider et/ou ne répondait ! Le papa de ma copine nous a dit “C’est simple, tu tires dessus, tu arraches le pot, tu le mets dans le coffre et voilà “. Nous sommes sorties pour appliquer ses conseils… en vain.
La protituée-mademoiselle en short plus court que ma culotte nous interpelle alors et nous dit : « J’appelle mon copain, il va vous aider ! » Une seconde après apparaît un home petit, trappu, un peu enrobé, en pantacourt et en tongs– c’était le mac ! Il s’est allongé par terre en essayant d’arracher le pot d’échappement pour qu’on puisse continuer notre trajet… Il s’est débattu avec le pot une bonne demi heure, de temps en temps la prostituée rigolait et venait l’embêter en lui donnant des coups de pieds.
Moi à coté, aussi en short, je priais juste qu’on ne me prenne pas moi aussi pour une prostituée… En effet, je suis une fille de l’Est, blonde, en short, et là j’étais en compagnie d’une prostituée et d’un mac, au bord du canal, la nuit, à côté de la gare…
Bref, en tous cas on a cassé leur business parce que personne ne voulait s’arrêter ni pour nous aider ni pour faire gagner de l’argent à notre nouveau couple d’amis….
Le mac n’arrivait pas à arracher le pot même en utilisant un couteau minuscule- le seul outil qu’on a trouvé. On avait besoin d’un gros couteau ou de ciseaux pour pouvoir couper le caoutchouc qui tenait le pot d’échappement.
Ma copine a appelé le propriétaire d’un club de salsa, qu’on connait et qui est notre ami. Il lui a répondu : « Si amor de mi vida. J’arrive !! » Il a tout quitté et est arrivé 15 minutes après. Il se gare à l’arrêt de bus et sort de la voiture. On lui demande s’il a amené les couteaux. Il revient dans sa voiture et en ressort avec 2 énormes couteaux à grandes lames et des ciseaux et les brandit devant la prostituée, qui a du avoir un peu peur puisqu’elle a reculé ! La suite du tableau est comique: le mac en tongs sous la voiture avec un couteau à pain dans le noir, le proprio du bar couché à côté du mac, la prostituée et nous deux qui regardent. Ma copine encourageait le mac qui ne voulait pas nous dire son prénom, alors elle chantait : « Allez Machin ! Allez Machin ! » Et la prostituée en body…hmm sexy, qui tournait en rond… .
Enfin, au bout d’une heure le caoutchouc a cédé et nous avons pu repartir avec le pot d’échappement dans le coffre, rejoindre le bar à salsa. Mais une heure et demi après nous étions chacune dans notre lit. Trop d’émotions. Et moi finalement j’ai eu mon inspiration.

Et un grand merci pour ma copine Elsa, qui a relu cet article pour que vous soyez pas horrifiés par mes fautes de français!

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